Le programme BrightDrop de GM est actuellement quelque peu en pause - ici, on prévoit quelque chose de nouveau avec Hyundai. | Photo: GM
Le programme BrightDrop de GM est actuellement quelque peu en pause - ici, on prévoit quelque chose de nouveau avec Hyundai. | Photo: GM
2025-08-21

Hyundai et GM seront concrets dans leur coopération. Ils prévoient un van électrique et des motorisations à combustion ainsi que des modèles hybrides pour l'Amérique centrale et du Sud. Dans la gamme figurent un SUV compact, une berline jusque-là décrite de manière vague et deux pickups de tailles différentes. Le lancement sur le marché est prévu à partir de 2028 — donc encore un peu loin — et on vise 800 000 véhicules par an, de manière ambitieuse. D'où proviendront exactement ces volumes, cela reste incertain. On préfère en effet se taire sur les prévisions de ventes pour les différents modèles ou le véhicule utilitaire électrique.

Qui fait quoi ? La répartition des rôles dans la nouvelle équipe de rêve

La répartition des rôles est prévisible : GM s'occupe de la plateforme pickup, Hyundai prend en charge le SUV compact pour l'Amérique du Sud – et, surprise ! – le

véhicule utilitaire électrique pour l'Amérique du Nord. Attendez... Hyundai fabrique le véhicule utilitaire électrique pour GM ? GM n'aurait-il pas justement fondé BrightDrop, sa propre marque de véhicules utilitaires électriques avec la technologie Ultium ? Eh bien, la production est actuellement au point mort là-bas. Selon le responsable GM Shilpan Amin, le nouveau véhicule utilitaire électrique serait « un petit frère » des modèles BrightDrop. Sera-t-il aussi meilleur ? On verra.

Made in USA – quelque part, un jour, d'une manière ou d'une autre

Il est en tout cas certain que le véhicule utilitaire électrique sera fabriqué aux États‑Unis à partir de 2028. Où exactement ? On n'en parle pas encore. Peut-être chez Hyundai en Géorgie — là se trouve déjà la Métaplant, spécialisée dans les voitures électriques. Ou chez GM ? Ou les deux ? Probablement personne ne sait exactement.

Le but est clair : réduire les coûts, rationaliser

la production, livrer plus rapidement — le bingo des mots à la mode salue cela. GM veut que ce soit moins cher, Hyundai veut que ce soit plus efficace — et les deux veulent y parvenir ensemble.

En matière de véhicule utilitaire électrique, Hyundai n'est pas encore un poids lourd et a plutôt laissé la priorité à Kia ici. On envisage d'électrifier le van Staria, et une coopération avec Iveco — tout de même. La technologie est toutefois présente en principe : et la filiale Kia a déjà adapté la plateforme E-GMP (mot-clé : E-GMP.S) et a déjà en catalogue le PV5 comme véhicule utilitaire électrique. Un début est donc fait.

Qu'apportera l'avenir ? coopération, coopération, coopération

Après l'accord-cadre de septembre 2024, on examine avec diligence s'il est possible et où d'autres projets communs sont envisageables : de nouveaux véhicules, des motorisations allant de l'essence à la batterie puis à

l'hydrogène, l'approvisionnement en matériaux, la logistique, même de l'acier à faible émission de CO₂ – la liste est longue, les ambitions aussi. Le PDG de Hyundai, José Muñoz, se dit enthousiaste : la collaboration permet des véhicules « bien conçus, de haute qualité et axés sur la sécurité » dotés de technologies que les clients apprécient. Et le responsable de GM, Amin, parle de « forces complémentaires » et d'une « offre plus rapide et à moindre coût ».

GM a aussi besoin de cela dans le segment des fourgons : les transporteurs datent de 1995 - et depuis lors, ils sont pratiquement inchangés...

Qu'est-ce que cela signifie ?

L'industrie automobile américaine continue de se réduire : GM a déjà besoin de l'aide de Hyundai pour pouvoir soutenir encore des programmes automobiles. Alors que Hyundai aime s'attacher au « programme de niche » Pickup, qui est particulièrement volumineux sur le