Le projet suisse de trafic et de transport Cargo sous terrain (CST) a, selon ses propres dires, démontré que le système logistique souterrain envisagé, avec une distribution fine en ville, est techniquement et structurellement réalisable. Comme l'a annoncé le consortium d'entreprises basé à Bâle le 8 septembre, cela a été confirmé par une vérification indépendante du rapport de projet, achevé au printemps 2025. Cette vérification avait été demandée par le Département fédéral de l'environnement, des énergies, du trafic et de la communication (UVEK) à CST.
L'objectif était de s'appuyer sur des données probantes pour reprendre les questions et les préoccupations formulées lors de l'audition du plan sectoriel et d'assurer la faisabilité du projet. Sur cette base, une décision des autorités compétentes de la Confédération et des
cantons est désormais attendue.
Aucun prérequis pour la mise en œuvre pour le moment
La direction et le conseil d'administration de CST ont, selon le communiqué, constaté au printemps que les cadres juridiques actuels ne garantissent pas de manière fiable le financement privé de la phase de construction du projet. Pour que CST puisse fonctionner, il faut un partenariat stable avec la Confédération, les cantons et les villes afin que tous les modes de transport puissent apporter leur contribution. Cette immersion dans le système logistique global doit être ancrée politiquement et mise en œuvre conjointement pour absorber la croissance du trafic de marchandises et faire valoir les avantages de CST. Étant donné que ces conditions font défaut pour le moment, la mise en œuvre à ce
stade n'est pas économiquement viable, déclare CST.
L'entreprise adapte donc son focus et son organisation aux circonstances. Elle utilisera les connaissances acquises pour proposer, dans le domaine de la logistique urbaine, des solutions pour la Suisse et à l'international, qui seront immédiatement demandées. En Suisse, l'objectif demeure de favoriser, par le dialogue avec les autorités politiques, des conditions-cadre adaptées à la réalisation. CST pourrait ainsi poser les bases d'autres projets d'infrastructures financés par le secteur privé. Il est indispensable dans cette situation de restructurer CST SA avec une composition adaptée de l'équipe. Cela comprend également des réductions de coûts et des suppressions de postes. Étant donné que plus de dix postes devraient être touchés, CST lance la procédure de consultation prévue par le droit du travail.
Le président du conseil d'administration, Marco Rosso, commente les mesures adoptées comme suit:
« Cela prendra du temps avant que CST ne soit solidement ancré politiquement dans la politique de trafic et ne puisse mobiliser des investissements à long terme. Actuellement, nous n'avons pas les moyens de faire perdurer l'organisation avec l'orientation actuelle, et nous nous adaptons donc aux réalités. De cette façon, le capital investi peut être utilisé de manière optimale dans l'intérêt des actionnaires et les connaissances acquises peuvent être mises à profit. »
Le PDG Christian Späth ajoute:
« Avec la restructuration nécessaire, Cargo sous terrain SA prépare les jalons de son avenir durable. Nous déplorons profondément qu'une suppression d'emplois doive en découler. Nous nous efforçons de trouver de bonnes solutions pour nos